Remise en service d'un logement inoccupé
Six mois de volets fermés laissent une odeur, une couche de poussière grasse et des siphons à sec.
Ce que l'air immobile fabrique
Un logement fermé évolue lentement et dans le mauvais sens : la poussière se charge d'humidité et devient grasse, les siphons se vident par évaporation et le réseau renvoie ses odeurs, les textiles prennent le renfermé, et sans chauffage le salpêtre s'installe dans les angles nord.
La remise en service commence par une aération franche, puis un dépoussiérage de haut en bas, plafonds compris. Les sols se font deux fois : un premier passage enlève la couche, un second récupère ce qu'il a remis en suspension. Chaque siphon est réamorcé et les robinets purgés jusqu'à ce que l'eau coure claire.
Logement inoccupé : vos questions
L'odeur de renfermé disparaît-elle vraiment ?
Dans la grande majorité des cas, oui, une fois les siphons réamorcés, les textiles sortis et la maison ventilée plusieurs heures. Si elle persiste après notre passage, la cause est ailleurs — une infiltration, une ventilation obstruée — et il faut la chercher.
Traitez-vous les traces de moisissure ?
Les développements de surface, oui. Une moisissure qui revient au même endroit signale un problème d'humidité que le nettoyage ne réglera pas : nous le disons plutôt que de repasser tous les six mois sur le même mur.
Faut-il l'électricité et l'eau sur place ?
L'électricité est nécessaire pour l'aspiration, l'eau pour le lavage et le réamorçage. Si les compteurs sont coupés, prévenez-nous : nous pouvons apporter de l'eau, mais pas produire du courant.
Depuis combien de temps est-elle fermée ?
C'est la question qui détermine la durée. Six mois et cinq ans ne demandent pas le même travail.